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Comment surmonter l’échec ?

L’échec n’est pas un événement unique cataclysmique. Nous n’échouons pas du jour au lendemain. L’échec est le résultat inévitable d’une accumulation d’une pensée pauvre et de mauvais choix. Dit plus simplement, l’échec n’est rien de plus que quelques erreurs de jugement répétées chaque jour. (Jim Rohn)

Qu’est-ce que l’échec ?

« Des erreurs de jugement répétées chaque jour ». Sommes-nous assez inconscient pour répéter une erreur de jugement tous les jours ? La réponse est oui. La plupart du temps, nos actes quotidiens, à eux seuls, ne semblent pas si déterminants que cela. Une erreur d’appréciation, une mauvaise décision, la précipitation, la non-écoute de l’intuition, ne nous conduisent pas immédiatement à l’échec. Car, très souvent, nous échappons aux conséquences immédiates de nos actes.

Mais, les actes et les décisions produisant les mêmes résultats : arrive le moment fatidique, le moment de vérité où nous sommes contraints de payer le prix des choix qui nous semblaient anodins de prime-abord, et sans conséquences.

Si nous nous entêtons à poursuivre un chemin de vie, un projet de vie qui ne nous ressemble pas, en mettant en œuvre chaque jour des actions en incohérence avec ce que nous sommes réellement, nous prenons le risque de l’échec.

C’est la leçon que j’ai apprise de mon parcours entrepreneurial : pendant de nombreuses années, je m’étais entêté dans une voie qui n’était pas la mienne, mais, je suis heureux d’être passé par là car aujourd’hui, ma vie reflète pleinement mes valeurs.

Si je suis aujourd’hui autant convaincu des pouvoirs de la réussite zen c’est parce que cette philosophie de vie et d’affaires, repose justement sur la pleine conscience, l’intuition, les choix réfléchis, la bienveillance. C’est pourquoi il est impératif d’affiner notre philosophie de vie, nos pensées, notre discipline afin d’être en mesure de faire de meilleurs choix, d’être plus alerte, d’être en cohérence avec nous-même, et de rebondir après un échec.
Avec une philosophie basée sur la réussite zen, nous devenons plus conscients de nos erreurs de jugement et plus conscients du fait que chaque erreur est réellement importante.

Comment transformer l’échec en succès ?

1. Accepter la réalité

Certaines choses nous échappent. Et, il nous faut parfois accepter de ne pas contrôler une situation, et vivre pleinement ce qui doit nous arriver, sans nous plaindre.
Vous connaissez tous, sans doute, Thomas Edison. Saviez-vous que son usine a subi un incendie, en 1914 ? Savez-vous comment il a réagi à cet évènement ?

Alors que son usine était en feu, Thomas Edison n’a pas paniqué et ne s’est guère plaint : il a appelé certains de ses proches pour leur dire de venir admirer le feu parce qu’ils n’étaient pas prêts de revoir un aussi gros incendie !
Le matin même, croyez-vous qu’il a annoncé à ses employés que l’entreprise mettait la clé sous la porte ? Non. Il leur a dit qu’ils allaient tout reconstruire ensemble.

Et, quelques semaines plus tard, l’usine était de nouveau en service. Plutôt que de s’enfermer dans l’adversité, Edison s’est juste demandé comment il allait faire face aux conséquences de l’incendie.

2. Changer de perspective et contrôler nos émotions

Et si nous changions de point de vue vis-à-vis de l’échec ? Et si nous admettions plutôt avoir appris qu’avoir échoué ? Et si nous cessions de nous lamenter sur notre sort ? Je connais beaucoup de personnes qui s’éternisent sur leurs échecs et les entretiennent chaque jour en y repensant à chaque moment de la journée, en les racontant dans les diners en ville, comme pour essayer de s’attirer la sympathie d’autrui. D’ailleurs, ce que notre ego appelle « échec » n’est-ce pas juste la première étape d’un succès à venir ?

« Les mauvaises compagnies sont détruites par les crises, les bonnes compagnies y survivent, les grandes compagnies en sortent améliorées ». Voilà ce que disait Andrew Grove, le cofondateur d’Intel.

Si nous gommons notre perception erronée de l’échec, nous pouvons le voir comme un tremplin vers la réussite, et ainsi nous prendrons des actions en cohérence avec cette perception, cette ambition.

Dans son livre : « The Obstacle is the Way: The Ancient Art of Turning Adversity to Advantage », Ryan Holiday explique que si nous n’avons pas le contrôle sur la météo ou sur l’économie, en revanche, nous contrôlons nos émotions, nos jugements, notre attitude et notre détermination, et la façon dont nous réagissons aux évènements.

Par ailleurs, le stress impacte nos fonctions cognitives, nos capacités de raisonnement. Or, pour faire face à l’échec, nous devons disposer de nos pleines capacités afin d’analyser la situation, et de prendre les décisions qui s’imposent. Remettons les choses en perspective : est-ce que dans le fond, l’échec est si dramatique que cela ?
Les difficultés peuvent s’avérer positives, car elles nous forcent à opter pour une autre voie.

3. Vivre le moment présent, et se fixer des attentes réalistes

Saviez-vous que sur l’ensemble des entreprises du classement Fortune 500 (qui classe les 500 plus grosses entreprises américaines par chiffre d’affaires), près de la moitié ont été fondées en période de récession?

Hewlett-Packard a été fondée en 1935, pendant la Grande Dépression. Microsoft, pendant la récession de 1973-1975. Et LinkedIn, en 2002, après la bulle Internet.

L’épreuve de l’échec peut être également l’occasion de revenir à soi. A-t’on vraiment œuvré pour nous-mêmes ? Quels signes a-t ‘on négligé ? Sommes-nous réellement faits pour ce projet de vie ? Que pouvons-nous modifier en nous-même, ou dans nos actions afin d’éviter de reproduire cet échec ? Et quelles actions pouvons-nous mettre en œuvre, dès à présent, pour trouver de nouvelles opportunités ?

En voyant partout des opportunités au lieu de nous mettre des barrières, nous changeons radicalement notre regard sur la vie.

S’agissant de nos attentes, l’important est de nous fixer des objectifs réalistes dans un premier temps.
Les entreprises à succès ne se sont pas lancées sur le marché avec des produits parfaits : au départ, ce que nous appelons les GAFAM aujourd’hui (Google, Apple, Facebook, Amazon et Microsoft) n’avaient pas la prétention de devenir de grosses multinationales. Leur objectif était de lancer des produits et des services qui se vendent. En 1998, Google n’était qu’un petit moteur de recherche.

4. Passer à l’action

Une fois que nous avons accepté la réalité de la situation, et que nous comprenons nos erreurs, il faut agir pour changer.

En construisant mon projet de vie basé sur la réussite zen, j’ai rencontré de merveilleuses personnes, lu des livres très enrichissants, participé à des formations passionnantes. Et j’ai apprécié tout ce parcours vers mon but de vie. Et si c’était à refaire, je revivrais ce beau chemin pour mieux apprécier toutes ces expériences.

Et une des choses les plus passionnantes à propos de la formule du succès, c’est que quelques actions posées chaque jour entrainent des résultats presque immédiats. Si vous choisissez de débuter la méditation, de lire des livres, de modifier votre alimentation, de préserver votre sommeil, de faire du sport : vous noterez un changement en l’espace de quelques semaines. En fait, ces nouvelles actions, habitudes, vont modifier vos circuits neuronaux. Votre façon de penser va changer également.

5. Avancer selon notre propre désir

Parfois, vous échouez parce que ce que vous poursuivez n’est pas vraiment ce que vous désirez. En réalité, il est très fréquent de voir des gens confondre leur désir et celui des autres.
Enfin, c’est bien lâche de rendre les autres responsables de nos échecs. Accepter l’échec, et sa propre responsabilité fait grandir. Et pour transformer nos expériences négatives en leçon positive, il est inutile de s’en remettre à autrui. Mieux vaut agir en être pleinement responsable et aller de l’avant.

Pour conclure ce chapitre, je citerais l’auteure JK Rowling qui a dit la chose suivante : « Il est impossible de vivre sans échouer à quelque chose, sauf si vous vivez avec tant de précautions que vous pourriez aussi bien ne pas avoir vécu du tout — dans ce cas, vous avez échoué par défaut? ».

Ce qui signifie que peu importe ce que nous ferons dans la vie, nous rencontrerons des échecs. Et, la seule manière de ne pas échouer est de ne rien faire et donc de ne pas vivre.

Ainsi, pour un homme dévoué, il n’y a pas d’échec. En tombant 100 fois dans la journée : ce sont cent leçons apprises.

Si nous nous engageons ainsi à créer ce qui nous tient vraiment à cœur, notre mental s’organise, nos émotions vont suivre. Et une fois que notre mental, nos émotions, nos énergies, notre corps sont organisés : notre capacité à créer et à manifester va se décupler. Car, à bien des égards, nous sommes le créateur.

La seule vraie erreur est celle à partir de laquelle nous n’apprenons rien. (Henry Ford)

L’obstacle est matière à action. (Marc Aurèle)

Il est moins grave de perdre que de se perdre. (Romain Gary)

L’échec est le fondement de la réussite. (Lao Tseu)

Si l’échec vous apprend quelque chose, vous n’êtes pas vraiment perdant. (Zig Ziglar)

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