Nous jouons tous un jeu. On crée un personnage, on le prend pour soi et on s'y enferme - Jacqueline Harpman

Tout au long de notre vie, nous jouons des personnages, différents selon les périodes. Ces figures sont simplement des manifestations de notre ego.

Pour ma part, j’ai joué pendant mes quinze premières années le personnage de l’enfant parfait, gentil, travailleur, certainement pour prouver à mon père que j’étais capable… En tant qu’adolescent, j’ai joué le personnage de rebelle… J’ai ensuite joué pendant vingt-cinq ans le personnage du chef d’entreprise à succès, que rien ne pouvait atteindre. J’avais un besoin insatiable de conquête : créer, ou acheter de nouvelles entreprises. Je portais, au sens propre comme au sens figuré, le costume de l’emploi. J’avais besoin de lâcher, comme ma femme Valérie le soulignait si bien avec son “décoince-toi”.

Il m’arrive encore maintenant de jouer un personnage. J’observe alors les personnalités que j’endosse et j’en ris de bon cœur. J’observe également les personnalités et les jeux de rôle des autres… Je suis toujours étonné, notamment, de voir le jeu de rôle joué dans les tribunaux entre les avocats, les juges, le parquet…

Et vous, vous arrive t-il de jouer un personnage ?

Bonne journée,
Ludovic

2 Commentaires

  1. Dans une même journée, nous pouvons revêtir plusieurs costumes… père avec ses enfants, mari ou amant avec sa femme, salarié à son travail, pote au bistro, bricoleur le dimanche etc.
    L’égo a constamment besoin d’identification et de comparaison.

    Réponse
    • Merci Yannick pour cette clarification.

      Et vous serez certainement d’accord avec Maryse qui nous précise :
      “Comme le dit le psychanalyste D. Winnicott, on est obligé de jouer des rôles (« persona ») : ami, collègue, mari père et fils de.. où chaque protagoniste attend de nous des choses différentes et souvent contradictoires. Ainsi, même en voulant plaire,on doit faire des choix et établir des priorités ponctuellement : rentrer à la maison pour s’occuper des siens ou rester au bureau pour boucler un dossier. Il convient alors de résister aux « injonctions toxiques » (analyse transactionnelle) telles que : « je ne suis pas né pour faire plaisir ». Cela reste difficile car l’enfant a besoin de faire plaisir à l’adulte dont il dépend. Reste que cette croyance (plaire pour être aimé) n’est plus valide à l’âge adulte tout comme le droit de dire « non » (assertivité). Plus on a été « bien » élevé, plus c’est compliqué.”
      voir l’article sur http://www.reveillersonpotentiel.fr/le-regard-de-l-autre-2/

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